Sur la Côte Vermeille, un Wi‑Fi public en attente… ou déjà partiellement installé ?
Côte Vermeille, 21 juin 2025 —
Alors que les grandes villes françaises proposent depuis plusieurs années un accès Wi‑Fi public dans leurs places, parcs et équipements municipaux, la Côte Vermeille, zone touristique prisée des Pyrénées-Orientales, semble en retrait. Du moins, en apparence. Car si aucune stratégie publique coordonnée n’a été lancée, des points d’accès gratuits existent bel et bien à certains endroits — comme à Port-Vendres.
Des zones connectées… mais éparpillées
À Port-Vendres, les visiteurs peuvent se connecter gratuitement au Wi‑Fi de l’office de tourisme, ainsi que dans plusieurs enseignes comme Bricomarché ou Carrefour Market. Des initiatives locales, souvent privées ou semi-publiques, qui offrent un accès pratique — mais limité géographiquement.
« On capte bien sur le port, près de l’office, mais pas sur les plages ou dans les quartiers plus hauts. Et à Collioure ou Banyuls, c’est encore plus compliqué », rapporte Sophie, résidente à Argelès venue faire ses courses.
Pas de stratégie communautaire
Malgré ces points d’accès ponctuels, aucun projet de Wi‑Fi public mutualisé n’a été annoncé par la Communauté de Communes Albères – Côte Vermeille – Illibéris (CCACVI). Pas de plan d’équipement large, pas d’appel d’offres, ni de financement identifié pour équiper les places publiques, plages ou sentiers touristiques.
Le programme européen WiFi4EU, aujourd’hui clôturé, n’a pas été saisi par les communes locales à l’époque. Et ni la Région Occitanie, ni le Département n’ont manifesté d’intention sur ce sujet, malgré leur engagement numérique dans d’autres territoires.
Une déconnexion choisie ?
Certaines voix locales avancent l’idée d’une “sobriété numérique volontaire” : préserver l’expérience nature, éviter la saturation numérique, encourager la déconnexion. Une belle idée sur le papier, mais difficilement tenable dans une zone aussi fréquentée l’été, avec un public hyper-connecté et des besoins bien réels.
« C’est pas une question de confort, c’est devenu un service de base. Ne pas pouvoir envoyer un mail ou chercher un bus sans exploser son forfait, c’est pénalisant », souligne Mathieu, jeune saisonnier installé à Banyuls.
❓ En attendant, qui porte le sujet ?
Aujourd’hui, l’accès Wi‑Fi public repose sur des initiatives isolées : commerces, ports, parfois offices de tourisme. Mais aucun schéma d’ensemble ne garantit une couverture fiable et gratuite sur l’ensemble de la Côte Vermeille.
Faut-il que ce soient les mairies, les commerçants, ou les citoyens qui relancent la question ? Un projet citoyen pourrait-il naître pour créer une carte des points Wi‑Fi locaux, ou exiger une politique publique claire ?
En conclusion :
> Oui, du Wi‑Fi public existe déjà… mais la Côte Vermeille reste globalement en zone grise.
Loin d’un blackout total, mais aussi loin d’une couverture pensée, le territoire donne l’impression d’un déploiement par petits bouts, sans vision à long terme. En attendant mieux, mieux vaut savoir où capter.
