Commerce, croisière, plaisance : le port de Port-Vendres en pleine dynamique

Alors que certains discours continuent d’évoquer un déclin de l’activité portuaire, les chiffres officiels de l’année 2025 viennent contredire cette vision. Données à l’appui, le port de Port-Vendres affiche une santé remarquable et signe même une année historique. Ces résultats ont été récemment mis en avant par le maire de la commune, Grégory Marty, dans une publication sur les réseaux sociaux.

Commerce : un record absolu

L’activité commerciale atteint un niveau jamais égalé.
366 294 tonnes de marchandises ont été manutentionnées en 2025, dépassant le précédent record de 350 000 tonnes enregistré en 2008. Une performance qui confirme le rôle stratégique du port dans l’économie locale et départementale.

Croisière : une attractivité en forte progression

Le secteur de la croisière poursuit sa montée en puissance.
Avec 34 escales enregistrées en 2025, Port-Vendres bat son record établi l’an dernier (21 escales en 2024). Une progression significative qui témoigne de l’attractivité croissante du port sur les itinéraires méditerranéens.

Haute plaisance : une activité solide

La haute plaisance affiche également de très bons résultats.
Le port a accueilli 65 yachts en 2025, soit son deuxième meilleur score historique, le record restant fixé à 72 yachts en 2018. Un indicateur fort de l’image et des services proposés par le site portuaire.

Pêche : une évolution structurelle

Côté pêche, le port compte aujourd’hui 14 petits métiers, pratiquant une pêche artisanale, durable et ciblant une grande diversité d’espèces, dont trois nouvelles unités accueillies ces dernières années.
À titre de comparaison, ils n’étaient plus que deux il y a encore quelques années, selon les informations communiquées par le premier prud’homme du secteur.
À cela s’ajoutent deux thoniers toujours en activité.

En revanche, la situation des chalutiers illustre une tendance lourde à l’échelle régionale. De Sète à Cerbère, leur nombre est passé de 47 en 2008 à seulement 21 aujourd’hui. Cette baisse s’explique par de nombreux facteurs : nouvelles réglementations européennes, réduction des jours de pêche autorisés, diminution de la ressource, hausse du coût du gasoil, problèmes de rentabilité ou encore dispositifs d’arrêt d’activité. Dans ce contexte, affirmer que cette pêche industrielle pourrait être relancée apparaît irréaliste.

Des investissements tournés vers l’avenir

Ces résultats s’inscrivent dans une stratégie de développement à long terme, portée par le Département et la Compagnie Port-Vendraise, gestionnaire du port, à travers plusieurs projets structurants :

  • l’extension du quai Dezoum,
  • l’augmentation des capacités de stockage réfrigéré,
  • la réhabilitation de l’anse Gerbal,
  • le renforcement des quais.

Des investissements votés en conseil départemental, malgré certaines oppositions, et qui contribuent aujourd’hui à la solidité et à l’attractivité du port.

Les faits sont là : loin des discours alarmistes, le port de Port-Vendres démontre sa capacité à évoluer, à se diversifier et à préparer l’avenir.

Port-Vendres vit. Et son port aussi.

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